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Luis Rego à l’honneur !

Antimilitariste, il fuit son pays et émigre à Paris pour éviter de faire son service et d’être affecté en Angola. Il rencontre Gérard Rinaldi, Jean-Guy Fechner, Gérard Filipelli et Jean Sarrus, avec qui il fonde le groupe musico-comique Les Charlots. Il passe avec eux de la chanson à la comédie à grosses ficelles.

En 1970, ils tournent ensemble dans La Grande java. Ils connaissent leur premier succès avec Les Bidasses en folie. Malgré le plébiscite de la bande de joyeux lurons, Luis Rego prend ses distances et tourne deux films aux côtés de Pierre Richard : Je sais rien mais je dirai tout (1973) et La Course à l’échalote (1975).
Il côtoie également la bande du Splendid et, en 78, devient Bobo, l’animateur culte des Bronzés, qui rate son sketch de la valise tous les soirs. Dans les années 80, il devient l’acolyte de grands noms du cinéma comique. Frère de Josiane Balasko dans Les Hommes préfèrent les grosses, en 81, il est également complice de Coluche dans La vengeance du serpent à plumes, en 84. Il retrouve ensuite Josiane Balasko dans La Smala. Il incarne souvent de gentils paumés, dépassés par la vie.

Parallèlement, il fait le plein d’auditeurs pendant plusieurs années aux côtés de Pierre Desproges dans l’émission radiophonique Le Tribunal des flagrants délires diffusée sur France Inter. En 86, il se tourne vers le drame avec Maine-Océan, de Jacques Rozier. Stimulé par cette expérience, il se lance dans la réalisation et signe Poule et Frites, qui connaîtra un échec cuisant. Luis Rego ne réitérera pas l’expérience et se fait, d’ailleurs, plus rare. Il apparaît ponctuellement pour de petits rôles comme dans Ma vie est un enfer.

Il revient en 96, émouvant, dans Cœurs fantômes de Philippe Garelet. Il confirme ses talents dramatiques dans La vie ne me fait pas peur de Noémie Lvovsky. Il n’en oublie pas pour autant son amour de la comédie et devient l’un des complices de San Antonio, en 2005, dans le film de Frédéric Auburtin, tiré du roman de Frédéric Dard.

« Si les applaudissements sont le pain des acteurs, les rappels en sont le beurre. »
Luis Rego

Biographie tirée du magazine Première